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Collectif Calanque

Randonner en Provence

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N° 68   

"OUI massif, pour le Parc National des Calanques
NON à la marchandisation des Calanques
NON à tout hébergement et débarquement dans le cœur du Parc National

Plus un territoire est réduit, plus il faut le protéger

Rando Var s'associe à l'appel du Collectif Un parc National pour les calanques

Protégeons définitivement ces sites exceptionnels.
76% des marseillais demandent la création du Parc national des Calanques (SOFRES)
Les pétitions adressées au seul collectif Parc National pour les Calanques ont reçu plus 105 536 signatures
Le Parc National des Calanques, parce qu’il est le plus petit Parc National de France (après le petit Parc insulaire de Port Cros), celui qui est soumis à la pression humaine sur terre et sur mer, la plus forte, devra être celui qui sera le plus protégé de tous.

Rendons-nous en masse à l’enquête publique

La réponse du Collectif au projet soumis à la consultation institutionnelle :

"Il est capital de construire un véritable Parc national des Calanques respectant les normes internationales en matière de biodiversité afin de s’inscrire dans la ligne des parcs existants.

"Au conseil d’administration, les associations de protection de la nature sont sous-représentées. Il est impératif qu’elles puissent être en nombre suffisant pour s’assurer du respect de la vocation pérenne d’un parc national : la protection du patrimoine naturel.
Les mesures de protection en mer et sur terre sont trop peu ambitieuses, or la partie maritime constitue un des enjeux fondamentaux de ce parc. Les mesures prévues pour ce domaine sont actuellement bien en deçà des exigences de l’exemplarité. Les zones envisagées sont totalement insuffisantes tant en terme de surface qu’en terme de localisation.
"Nous sommes loin des 10% de protection minimum demandés pour la partie maritime puisque la zone de Cortiou et son égout sont inscrits en réserve au lieu d’être classée en zone de réhabilitation. La proportion de ZNP doit impérativement être augmentée pour créer un effet de réservoir à vocation de conservation de la biodiversité.

"Afin de conserver la tranquillité des lieux et repousser au maximum la pollution marine, sonore et visuelle, il est impératif que les navires commerciaux de toutes longueurs et de tous tonnages (y compris zodiacs, pointus para commerciaux, etc. …) ne pénètrent à moins de 300 mètres du fond de TOUTES les calanques, et pas seulement En Vau et Port Pin. Cette interdiction doit impérativement être étendue aux calanques de Sormiou et Morgiou qui seront sans cette protection, sacrifiées au tourisme. Il va sans dire qu’aucun débarquement de touristes ne doit être aménagé de la Madrague à Cassis.
A terre nous devrons nous méfier par-dessus-tout du sport-busines qui aboutit souvent à une sur-fréquentation de zones naturelles sensibles par des personnes dont la principale occupation n’est pas la préservation de l’Environnement, et celles qui, sous le couvert d’ACTIVITES TEMPORAIRES (style paillotte), aboutissent la plupart du temps au mitage visuel d’un site et aux pollutions diverses.
(Le pire est l’accumulation des « petits rien » qui peuvent réduire à néant bien des efforts de préservation – voir les problèmes engendrés il y a une vingtaine d’années sur la presqu’île de Saint-Tropez -).

Il faut pointer soigneusement les dérives sournoises provenant d’activités apparemment « innocentes »"

Premiers hôtes des Calanques, les plantes uniques au monde, les poissons, les reptiles, les oiseaux et les insectes en voie de disparition, peu à peu chassés de leurs habitats, se sont réfugiés sur des territoires ingrats et dans les failles les plus inaccessibles pour s’y reproduire en s’adaptant au climat le plus sec, le plus venté et le plus chaud de France.
A l’heure de l’ouverture du Parc National, des zones terrestres et marines de très forte protection doivent être créées pour que le Parc des Calanques puisse maintenir la diversité des espèces (biodiversité) actuelle. Nous ne voulons pas, égoïstement, être consommateurs de cet espace unique. Les Calanques ne sont pas « un terrain de jeux pour adultes ».
Nous voulons être fiers de laisser aussi intact que possible à nos enfants ce territoire exceptionnel.

7 novembre 2011 : Lancement de l’enquête publique (infos GIP)

Afin d'informer le public et recueillir ses observations sur le projet de création du Parc national des Calanques, une enquête publique d'un mois est ouverte à compter du 17 octobre 2011 dans les communes de Marseille, Cassis, La Ciotat, La Penne sur Huveaune, Carnoux en Provence, Ceyreste , Roquefort la Bédoule.
C’est une étape déterminante dans le processus de création du Parc national après douze années de débat et d’études puisque c’est au tour de tous les citoyens de pouvoir s’exprimer, après la phase de consultation de 242 institutions et associations lancée en août 2011 par le GIP et qui s’achèvera en octobre.

   

Participez à l’enquête publique : donnez votre avis du 17 octobre au 17 novembre

Toute personne souhaitant prendre connaissance du dossier et compléter le registre d'enquête pourra le faire dans l'un des 10 lieux signifiés dans l’arrêté préfectoral du 28 septembre 2011. Les registres et dossier d’enquête seront disponibles, aux jours et horaires habituels d’ouverture au public. Chacun pourra se déplacer dans le lieu qu’il souhaite, sans qu’il soit nécessairement habitant de la commune concernée.

  Liste des lieux ouverts au public :
Mairie de Marseille (siège de l’enquête) : Direction de l’aménagement Durable et de l’Urbanisme, 40 rue Fauchier 13002 Marseille ;
Mairies de Marseille : 1er/7ème, 6/8ème, 9/10ème arrondissements
Mairies de Cassis, La Ciotat, La Penne sur Huveaune, Carnoux, Ceyreste, Roquefort la Bédoule 

  Pendant toute la durée de l’enquête, le dossier sera accessible en ligne sur le site internet de la préfecture des Bouches du Rhône à l’adresse suivante : http://bouches-du-rhone.pref.gouv.fr Le dossier sera accessible, de façon claire et lisible, directement à partir de la page d’accueil du site de la Préfecture.

  Toute observation pourra être également adressée au président de la commission d’enquête par voie postale au siège de l’enquête (Mairie de Marseille: Direction de l’aménagement Durable et de l’Urbanisme, 4 rue Fauchier 13002 Marseille).

  Le public pourra également être reçu par les membres de la Commission au cours de 28 permanences réparties dans les différents lieux de l’enquête pendant toute sa durée (les lieux et dates de permanences des membres de la commission sont disponible sur le site).
Au terme de l’enquête, la Commission rendra compte de toutes les observations qui ont été formulées par le public et fournira un avis motivé permettant aux acteurs du projet de bénéficier d’un nouvel éclairage sur le dossier.

Bien que nous nous réjouissions de la création de ce parc enfin obtenu après vingt années de débats, conférences, pétitions, rencontres, et manifestations, et afin de faciliter la tache de ceux qui veulent inscrire leurs idées de protection à l’enquête publique, que ce soit en les inscrivant sur les registres ouvert à leurs intentions (et aussi ouvert aux opposants au parc), ou par courrier, nous vous suggérons quelques réflexions, et vous donnons aussi copie de la réponse de notre Collectif à l’enquête institutionnelle.
En aucune façon nous ne donnons « carte blanche »  aux textes proposés.

Le site classé depuis 1975 (terre) et 1976 (mer) justement parce que l’Etat en a reconnu la nécessité, ne doit pas être réduit à un Parc « peau de chagrin » où la présence humaine détruira en quelques années ce que des millions d’années nous ont légué.
En aucune façon le Parc national des calanques ne doit devenir un parc d’attractions destiné seulement à attirer le tourisme de Marseille.
Aussi nous vous suggérons quelques réflexions que vous pourrez choisir (ou non) d’inscrire sur les registres déposés à cet effet.

OUI massif au Parc national des calanques

Oui nous pourrons toujours nous promener, naviguer, pêcher, chasser, aller au cabanon, escalader, cueillir les plantes traditionnelles hormis les plantes protégées

Pourquoi créer des Réserves marines ?
Dans les Réserves marines, les poissons peuvent frayer et grossir en toute quiétude. Ils essaimeront alors pour peupler les alentours.

 

Ci dessous la liste non exhaustive des points qui nous semblent remarquables et insuffisamment ou non pris en compte :

Nous exigeons :

- une plus importante représentation des associations de protection de l’environnement, au sein du conseil d’administration du futur parc

- que le village des Goudes (site inscrit) et la Calanque de Port Miou (site classé) soient classés en Cœur du Parc national Le Frioul : « un concentré de cœur de parc » doit être classé en coeur de parc afin de protéger au mieux sa richesse faunistique et floristique. C’est un non-sens de reconnaître ce territoire comme étant exceptionnel, et de ne pas l’intégrer en cœur de parc !

- aucun nouvel hébergement ne doit être autorisé, sous quelque forme que ce soit, dans le cœur du parc national : fort Napoléon, fortin des Goudes, mont Rose, Escalette …

- aucun navire de tourisme ou para-tourisme, toutes dimensions confondues (y compris zodiacs et pointus …), n’entre à MOINS de 300 mètres du fond des calanques de Sormiou et Morgiou

- pas de Parc « à fric ». Refusons toute dérogation payante afférente à enjeux commerciaux : tournages de films, manifestations sportives sponsorisées, publicités. Le CA étudiera les demandes non-commerciales en limitant les manifestations aux manifestations traditionnelles

- La proportion de réserves marines (ZNP) est insuffisantes aussi bien en terme de surface, qu’en terme de localisation, elles doivent impérativement être augmentées pour créer un véritable effet de réserve, elles ne correspondent pas à la protection d’un Parc national. La zone de l’égout de Cortiou ne doit en aucun cas être classée en réserve, mais être classée en Zone à réhabiliter

- Le lâcher de tir : une activité contraire aux fondements d’un parc national Il est impératif que la possibilité de chasser et en particulier d’effectuer des lâchers de tir en cœur de parc national soit supprimée. Cette activité va, en effet, totalement à l’encontre de la vocation d’un parc national.

Nom, prénom et adresse :
Date et signature :

NB : Chacun pourra se déplacer dans le lieu qu’il souhaite, sans qu’il soit nécessairement habitant de la commune ou faire parvenir son courrier aux adresses suivantes :
Mairie de Marseille (siège de l’enquête) : Direction de l’aménagement Durable et de l’Urbanisme, 40 rue Fauchier - 13002 Marseille - et Mairies de Marseille : 1er/7ème, 6/8ème, 9/10ème arrondissements
- Mairies de Cassis, La Ciotat, La Penne sur Huveaune, Carnoux, Ceyreste, Roquefort la Bédoule Les registres et dossier d’enquête seront disponibles, aux jours et horaires habituels d’ouverture au public.
Cette feuille peut être photocopiée et diffusée.

et... bonnes randos !

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