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Sur les chemin de la glace : des glacières... au Paradis

dimanche 22 octobre 2017

Site privilégié , la Sainte Baume offre tout à la fois un belvédère sur la Provence, une forêt de grande richesse, et les vestiges de nombreuses glacières.

Près de Mazaugues, au pied de la Sainte Baume, le Conseil Général du Var a restauré l’imposante glacière Gaudin dite de Pivaut.

A proximité le vallon de Fontfrège abrite sept glacières dans un état de conservation remarquable. Elles se prêtent à une parfaite compréhension des procédés de fabrication et de conservation de la glace, et offrent prétexte à une montée au Paradis... nom du promontoire de la Sainte Baume qui surplombe le vallon des glacières.

Visite par le chemin des muletiers...

 

Dénivellation : 300 m Durée : 4h 30

Lieu de départ : Carrefour D 95 (Plan d’Aups-Mazaugues), route de Rougier
Stationnement : Parking au carrefour

GIF Voir la carte IGN

 

Du carrefour prendre plein sud : le Paradis est situé au sommet de l’arête rocheuse située en face et portant une croix, la combe des glacières de Fontfrège est située à l’est de la Croix. Une faille marque nettement l’arrête rocheuse : le retour pourra s’effectuer par ce passage.

Traverser la D95, pénétrer dans la pinède et franchir la barre rocheuse de bordure. Une piste orientée est ouest longe la barre. La suivre vers l’ouest jusqu’au virage à 180 degré. De là part un sentier plein sud vers le Paradis : il rejoint une combe, longe une source et s’enfonce dans la forêt, atteint une piste forestière au niveau d’une bifurcation : la partie gauche descendante rejoint la ferme de Fontfrège, la partie gauche ascendante rejoint le Bau des Glacières, la partie droite orientée à l’ouest rejoint quant à elle le pied de la grotte de Ste Madeleine.

Prendre la direction Bau des Glacières, faire le tour de la combe. Le chemin permet une approche de haut en bas des 3 glacières les plus hautes (4, 5, 6).

Voir les photos des glacières de Fontfrèges

Après avoir approché les glacières, poursuivre vers le col, rejoindre le GR9 balisé rouge et blanc. Il progresse sur la crête dominant le vallon de Fonfrège et conduit au point panoramique du Pas de Villecroze (1 100 m).

De là longer la crête vers le nord. Un passage dit Pas de l’Aï permet de rejoindre une combe boisée en contrebas, le Paradis. Si la poursuite vers l’ouest de cette combe ramène en forêt de la Sainte Baume, le cheminement vers le nord est permet de rejoindre par une enfilade de défilés une nouvelle combe, un belvédère et l’accès au sommet qui porte la croix.

Cet accès au sommet ouvre, au pied de la croix, un passage orienté plein nord qui conduit au pied de la barre, à un sentier muletier qu’il conviendra de prendre par l’est pour rejoindre la piste prise initialement du Bau des Glacières et de là le parking.

Tout savoir sur la fabrication de la glace au XVIIème siècle

Haute de 23 mètres, d’un diamètre de 17,60 mètres, la glacière Pivaut est construite en blocs de grès grossièrement équarris mais ajustés à la perfection et liés au mortier de chaux. Tout l’intérieur est crépissé.
À côté de la glacière, s’étendent les bassins de congélation dont la situation témoigne, elle aussi, de l’ingéniosité de nos anciens : l’ensoleillement est atténué par une pente ascendante et par de gros chênes ; le mistral asséchant s’engouffre préférentiellement dans le couloir qui aboutit au réservoir, passant de ce fait en bordure et non pas sur les plans destinés aux gelées.
Une butée de terre renforcée par de gros blocs de pierre borde le front des trois bassins d’une capacité globale de quelque 750 mètres cube (soit une surface de gel de 5 000 mètres carré sur une épaisseur de glace de 15 cm).

Voir photos de la glacière Pivaut


Le travail autour des glacières s’exercait aussi bien en hiver qu’en été. Il apportait un revenu d’appoint aux paysans de cette époque embauchés comme main d’oeuvre occasionnelle.
En hiver, l’activité se concentrait du côté des bassins.
Les gelées survenant ordinairement pendant la nuit, le travail se faisait de jour. La glace était sciée en morceaux, tirée avec des crochets et amenée dans des conteneurs de toute sorte vers le réservoir, à dos d’homme, avec des bêtes ou dans des wagonnets sur rails. La glace était ensuite basculée dans la glacière au moyen de cordes.
Tout au fond, d’autres ouvriers la tassaient et la compactaient. Les parois de la cuve se garnissaient de paille ou d’autres matières isolantes au fur et à mesure que montait la masse gelée. Le chargement terminé, les ouvertures étaient scellées.

En été, le travail se concentrait du côté du chemin. Pour des raisons évidentes, c’était une activité de fin de journée et de nuit, l’objectif étant de profiter d’un maximum de fraîcheur au cours du transport.
La glace était découpée et tassée dans des moules de forme cylindrique, hissés au moyen de poulies jusqu’aux ouvertures de la glacière. Les pains de glace étaient ensuite démoulés et chargés sur des charrettes où ils étaient enveloppés dans des étoffes et recouverts de paille, de fougères, d’herbes ou de feuillages. Ils étaient enfin acheminés vers les points de vente des villes.
Le Musée de la glace : Mazaugues Ouvert du 1er juin au 30 septembre tous les jours sauf le lundi, et d’octobre à mai tous les dimanches. Tel : 04 94 86 39 24