Du col de Larche au Pas de Cavale
dimanche 24 février 2008

| Dénivellé : 930m
Durée : 5h30 Départ : Col de Larche (altitude : 1948 m) Localisation : Haute Ubaye Cartes IGN au 1 / 25 000 : 3538 ET
L’extrait de carte ne suffit pas pour randonner : il est indispensable de disposer de la carte indiquée. Stationner soit au parking situé 500 m avant le col de Larche sur la D 900 , soit au parking du col de Larche même, soit au parking de Pont Rouge, situé sur la rive gauche de l’Ubayette, à l’extrémité de la route sans issue qui débute au sortir de Larche, en direction du gite et du camping. |
Au parking de Pont Rouge passent les GR 5 et 56 ainsi que le GR de Pays. Ils empruntent la piste des bergers vers l’alpage, vers le sud. La suivre. Elle longe l’Ubayette et ses zones humides. Pendant la saison estivale plusieurs troupeaux de moutons séjournent dans le la vallée. Les bergers occupent alors les différentes cabanes d’alpage.
Le début de la randonnée est donc une progression, sans grande déclivité, dans le fonds du vallon. La montée ne débute que peu après la jonction avec le ravin des Eyssalps, et se fait sur la rive gauche. Après la cabane Donnadieu ne pas prendre le sentier qui se dirige vers l’est : il conduit aux Lacs de Hommes par le ravin de Radon, mais suivre le cours de l’Ubayette. Le sentier traverse une zone de flisch à épendage nord, reconnaissables à leurs jeux de miroir avec le soleil.
Le lac du Lauzanier est derrière ce verrou. Le sommet des Evéchés, le Pas de Cavale sont en face. Contourner le lac par l’ouest ainsi que le sommet de la Croix qui lui fait face. Le Lac de Derrière La Croix se dévoile alors avec ses lacs annexes. Là, le sentier oblique vers l’est et s’appuie sur les contreforts de l’Enchastraye et des Evéchés pour rejoindre, à travers des éboulis schisteux, le Pas de la Cavale. Le versant sud est abrupte, et ouvre les portes du Mercantour : vers le sud sud est s’alignent Mont Vallonnet, Ténibre, Mont Mounier...
L’ascension du sommet des Trois Evéchés ne se fait pas à partir de la Cavale mais par le versant est des Evéchés.
Réintroduit à l’après guerre, par la Fédération de chasse des Alpes maritimes, pour pallier la faiblesse des effectifs de chamois et de bouquetins, les mouflons sont aujourd’hui recensés dans le vallon du Lauzanier, comme en Haute Tinée et en Vésubie.
Le mélèze, essence de lumière
Au printemps il est vert tendre et ses aiguilles douces se laissent caresser car elles ne sont pas ligneuses.
Avec l’été il devient vert sombre ; puis il se pare de chatons, couleur groseille s’ils sont femelles, jaunes s’ils sont mâles.
Avec l’automne il vire aux ors et compose des marqueteries de jaunes dans le paysage.
Mais l’hiver venu, il perd ses aiguilles et se teinte de bruns. Il a alors l’apparence d’un végétal mort.
C’est l’unique conifère qui a un feuillage caduque.
Son écorce brun rouge, épaisse, crevassée résiste aux chocs des éboulis : Il protège des avalanches, de l’érosion des sols mais ne supporte guère la concurrence d’autres espèces.
Ses besoins en eau sont importants : ses aiguilles peu cutinisées laisse échapper une forte transpiration.
Une chenille - la tordeuse du mélèze - attaque selon un cycle de 6 à 7 ans les mélézeins qui en quelques semaines d’été se transforment en plantations désolées. Cela ne ralentit la croissance du mélèze que d’une année.